L'abbé Alexandre Glasberg
Président Fondateur
(1902-1981)

La création du Centre d’Orientation Sociale a été le fruit de la rencontre d’un homme, d’une équipe, à un moment crucial de notre histoire : la Résistance.

A l’origine, il y eut la ténacité d’un homme d’exception : Alexandre Glasberg qui, ayant fui l’Ukraine dans sa jeunesse, avait lui –même connu les vicissitudes du déracinement.

L’identité du C.O.S. ne saurait se concevoir sans référence à des valeurs qui constituent l’héritage spirituel de l’Abbé Glasberg, fondateur, en 1944, du Centre d’Orientation Sociale des Etrangers (C.O.S.E.). Prêtre catholique d’origine juive, Alexandre Glasberg a consacré sa vie à servir un objectif principal : sauver et reclasser les réprouvés et les sans-patrie.

 


Né à Jitamir (Ukraine) le 17 mars 1902, il y poursuivra ses études secondaires, avant de faire des études supérieures de commerce à Vienne (Autriche). Arrivé à l’âge de trente ans en France, il est ordonné prêtre le 24 septembre 1938. Au cours de la seconde guerre mondiale, il joue un rôle prépondérant pour sauver des centaines de personnes de la déportation. Le 28 août 1942, 108 enfants échappent ainsi aux rafles de Lyon. Sous la menace d’une arrestation imminente, il disparaît de la région lyonnaise et ressurgit sous l’identité d’Elie Corvin dans la commune de l’Honor de Cos (près de Montauban) dont il est nommé curé.
Il s’investit dans la résistance.

En 1944, la création du C.O.S.E. (rebaptisé C.O.S. au début des années 60) vise un objectif particulièrement précurseur :
Permettre à chacun de maintenir ou récupérer son autonomie notamment par la réinsertion professionnelle ou sociale au sortir des camps de personnes déplacées à la fin de la 2ème guerre mondiale.

Mettre en œuvre un hébergement leur permettant de terminer leur vie dans la sécurité et la dignité.

Permettre la réinsertion, notamment par le reclassement et l’orientation professionnelle, des réfugiés revenant des camps à l’issue de la seconde guerre mondiale.

Co-fondateur en 1971 de France Terre d’Asile, il dote le C.O.S. de cinq établissements : la maison de retraite de Hyères (1950, complétée par un centre gériatrique, 1960), le centre de réadaptation professionnelle et fonctionnelle (CRPF) de Nanteau-sur-Lunain (1951), une maison de retraite et de cure médicale à Marvejols (1964), le foyer Les Sureaux à Montreuil (1967) et le centre de rééducation Divio à Dijon (1968).
Il s’éteint le 22 mars 1981, à l’âge de 79 ans. Le C.O.S. emploie alors 450 personnes. Une seule citation suffit pour illustrer et éclairer son action : "On réussit lorsqu’on prend comme point de départ le respect de la personne humaine" (Lazare, "l’Abbé Glasberg", les Editions du Cerf, Paris, 1990).
Le 11 janvier 2004, la Médaille des Justes parmi les Nations a été décernée à l'Abbé Alexandre Glasberg pour son action en faveur des réfugiés juifs en France durant la seconde guerre mondiale.