Né à Jitamir (Ukraine) le 17 mars 1902, il y poursuivra
ses études secondaires, avant de faire des études
supérieures de commerce à Vienne (Autriche). Arrivé
à l’âge de trente ans en France, il est ordonné
prêtre le 24 septembre 1938. Au cours de la seconde guerre
mondiale, il joue un rôle prépondérant pour
sauver des centaines de personnes de la déportation. Le 28
août 1942, 108 enfants échappent ainsi aux rafles de
Lyon. Sous la menace d’une arrestation imminente, il disparaît
de la région lyonnaise et ressurgit sous l’identité
d’Elie Corvin dans la commune de l’Honor de Cos (près
de Montauban) dont il est nommé curé.
Il s’investit dans la résistance.
En 1944, la création du C.O.S.E. (rebaptisé
C.O.S. au début des années 60) vise un objectif particulièrement
précurseur :
Permettre à chacun de maintenir ou récupérer
son autonomie notamment par la réinsertion professionnelle
ou sociale au sortir des camps de personnes déplacées
à la fin de la 2ème guerre mondiale.
Mettre en œuvre un hébergement leur permettant
de terminer leur vie dans la sécurité et la dignité.
Permettre la réinsertion, notamment par le
reclassement et l’orientation professionnelle, des réfugiés
revenant des camps à l’issue de la seconde guerre mondiale.
Co-fondateur en 1971 de France Terre d’Asile,
il dote le C.O.S. de cinq établissements : la maison de retraite
de Hyères (1950, complétée par un centre gériatrique,
1960), le centre de réadaptation professionnelle et fonctionnelle
(CRPF) de Nanteau-sur-Lunain (1951), une maison de retraite et de
cure médicale à Marvejols (1964), le foyer Les Sureaux
à Montreuil (1967) et le centre de rééducation
Divio à Dijon (1968).
Il s’éteint le 22 mars 1981, à l’âge
de 79 ans. Le C.O.S. emploie alors 450 personnes. Une seule citation
suffit pour illustrer et éclairer son action : "On réussit
lorsqu’on prend comme point de départ le respect de
la personne humaine" (Lazare, "l’Abbé Glasberg",
les Editions du Cerf, Paris, 1990).
Le 11 janvier 2004, la Médaille des Justes parmi les Nations
a été décernée à l'Abbé
Alexandre Glasberg pour son action en faveur des réfugiés
juifs en France durant la seconde guerre mondiale.
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